Là-bas…

La maison n’existe plus, ni le chemin en terre qui y mène. Mais à certains moments de l’année, une énergie indéfinie me ramène là-bas, à cet endroit que je considère être ma source.

Non, je n’idéalise rien puisqu’à l’époque, les fumées industrielles venaient encore polluer le quartier. Les hivers étaient aussi voire plus rigoureux qu’ils ne le sont maintenant. Quant à regretter le passé, peut-être… Depuis lors, et malgré de nombreuses errances, l’essentiel m’est resté.

Car cette vie soi-disant “en marge” avait bien des avantages, dont celui de pouvoir vivre en fonction de références, de repères propres, sans se soucier le moins du monde de la norme sociale - encore et toujours abrutissante dans son éternelle rigor mortis.

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