Dures et amères perspectives

La presse nous le dit jour après jour et tout le monde semble s’accorder là-dessus : la pauvreté et la précarité augmentent. Et personne ne peut prévoir quand le mouvement s’inversera, si toutefois il s’inverse à nouveau un jour.

Sans entrer dans des discussions politiques, j’ai l’impression que -par un effet de balancier- l’Occident est en train d’apprendre, de gré ou de force, la valeur de la vie humaine. Nous sortons en effet d’un cycle où l’abondance nous a évités bien des questionnements, un cycle où tout allait de soi dans le meilleur des mondes.

Entendons-nous bien : je ne pense pas que la misère, la précarité… soient des formes de vie enviables, bien au contraire !

Ce que je pense, c’est que nous avons tout tenu pour acquis et que, l’attrait du virtuel aidant, nous nous sommes cérébralisés au point de ne plus savoir personnellement ce que peut signifier -d’un point de vue concret- de manquer de quelque chose.

Et pour les générations qui ne savent pas encore, les perspectives sont d’autant plus dures et plus amères qu’elles considèrent que tout leur est dû, tout de suite - et surtout sans aucun effort à part celui d’appuyer sur un bouton. Le réveil risque d’être douloureux.

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